Personne n'a un profil typique !

On nous l’a dit et répété : l’entretien d’embauche, « c’est le moment de se démarquer ! » Le grande question c’est : comment ? Le plus souvent, on a tous la même idée : on finit par dire qu’on est “atypique”, persuadés que cela nous rendra “unique” aux yeux du recruteur.

Le problème, c’est que ce mot magique est en réalité plus fourre-tout que ta do-do à rallonge (t’inquiète, on est tous pareils) et que les recruteurs peuvent mettre ce qu’ils veulent derrière ! Et puis surtout, ne serions-nous pas TOUS atypiques ? Des changements de parcours, une période de burn out, des pauses ici et là… Nous avons - parfois malheureusement - tous traversé ce genre d’étapes qui méritent d’être évoquées en entretien et non cachées derrière un mot qui claque, “atypique”. Alors comment bien présenter son parcours typiquement atypique pour se différencier ?

1. Assumer ses choix
Nous avons tous déjà fait des mauvais choix et commis des erreurs. Même moi en tant que coach ! Et la question n’est pas de savoir si on regrette, si on aurait pu faire autrement, c’est trop tard, et rien ne sert de ruminer le passé, il faut aller de l’avant…

2. Le cerveau humain ne fait la différence entre une image réelle et une image fabriquée
Il faut que vous sachiez une chose : l’humain est une machine à fantasmes. Qu’est-ce que cela veut dire ? Eh bien, que notre cerveau, à partir des informations réelles ou fictives qu’il reçoit, va construire des images. Il va “fantasmer”, en se projetant.
Pour raconter une bonne histoire, il faut avoir trouvé les bons mots, mais surtout avoir un fil conducteur. Quel est le vôtre ? Pour qu’un recruteur puisse se projeter, il faut qu’il perçoive une logique dans votre parcours. Cette logique va lui permettre de mieux vous comprendre et d’imaginer le prolongement naturel de votre histoire. Partez du principe que votre parcours, soi-disant atypique, est en fait tout à fait logique. Quelle est cette logique ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes passé d’un poste à un autre ? Ou qu’est-ce qui fait que vous changez de métier, de secteur ? Le recruteur a besoin de voir ce qui vous anime et vous amène à prendre certaines décisions. Si vous pouvez, en plus, montrer une évolution ou une montée en puissance, alors il·elle aura d’autant plus de facilités à embarquer avec vous.

3. Quelle est l’histoire que vous voulez raconter ?
Connaissez-vous la théorie des cercles ? C’est la théorie qui consiste à tout relier, à trouver des liens entre de nombreux éléments déconnectés les uns des autres.

Vous avez travaillé dans la banque, puis en association avant de vous expatrier pour faire de l’immobilier… Pas de panique, de vos expériences découlent des compétences acquises et des qualités développées. Ainsi, si on relie chaque expérience à une qualité et/ou à une rencontre, on obtient un tout cohérent.

 

4. Burn out, maladie, maternité… Rien ne devrait être tabou !
Ce qui intéresse un RH/recruteur, ce n’est pas votre parcours en tant que tel mais la manière dont avez rebondi d’une opportunité à une autre, dont vous avez surmonté une difficulté, quelles réactions vous avez eu, les ressources que vous avez déployées et ce que vous en avez appris. Car ce que vous avez mis en place pour surmonter cette/ces épreuve(s) difficile(s), vous pourrez le mettre en pratique dans d’autres circonstances. Et c’est ça qu’on cherche à voir en entretien : votre capacité à vous projeter chez

5. Les questions pièges, ça n’existe pas !
En parlant de questions pièges, qu’est-ce qu’un piège ? Un piège est une situation embarrassante qui n’était pas prévue et que nous subissons. Ce qui le caractérise, c’est surtout l’effet de surprise. Souvenez-vous à l’école, lorsque vous n’aviez pas appris une leçon. Le lendemain, vous priez pour ce pas être interrogé·e… Et biim, forcément, c’est vous que le prof interrogeait. Et là, le problème, ce n’était pas tant le fait qu’il vous ait choisi mais que vous n’aviez pas appris votre leçon. Une question piège n’est donc pas une question surprise, mais une question prévisible que vous n’avez pas préparée. L’enjeu est donc de préparer toutes les questions qu’un recruteur est susceptible de vous poser. Et notamment sur ce que vous considérez être vos “points faibles” : chômage, maladie, burn-out, licenciements, études avortées, etc.

Conclusion, ne vous cachez plus derrière le mot “atypique”. Affirmez haut, fort et avec fierté votre parcours et ce qui fait que vous êtes la personne formidable que vous êtes aujourd’hui ! Parce que oui, en changeant de regard sur vous, les autres en changeront aussi.

 
Source: Amélie Favre Guittet pour Welcome To The Jungle

Trouvez votre futur emploi

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur Lire plus