La digitalisation et le capital humain pour la relance des entreprises

Le changement de mode de travail depuis la pandémie et la nécessité de la digitalisation des entreprises, en combinant entre le capital humain et la technologie sont la solution pour la relance de la nouvelle économie, selon les conclusions des chefs des entreprises et les experts  lors  de la rencontre sur les « Enjeux du capital humain à l’ère du Covid », organisée par Deloitte Algérie en partenariat avec la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), à l’hôtel Sofitel, à Alger.

Le président de la CAPC Sami Agli : « La Covid a imposé une autre manière de travailler et le digital constitue une réelle solution pour la continuité de l’activité économique »

La réussite de l’économie algérienne et toute économie au niveau international est réalisée par la digitalisation qui permet de relancer le travail de l’entreprise ainsi que s’adapter avec la situation de coronavirus, a déclaré Sami Agli le président de la Confédération Algérienne du Patronat Citoyen (CAPC).  « Le Covid a imposé une autre manière de travailler et le digital constitue une réelle solution pour la continuité de l’activité économique », a-t-il précisé.

Agli a jouté que l’économie rapide est pris par le numérique et le digital n’est plus un choix. En outre, il a confirmé que le capital humain reprend sa place dans l’entreprise avec toute confiance et sécurité. Le président de la CAPC a affirmé que le réel capital de chaque entreprise est les ressources humaines qui contribuent un rôle important dans les changements futurs que connait le secteur du travail. L’engagement du capital humain dans l’entreprise, selon Agli, est basé sur l’adaptation, l’évaluation, la formation et la prise de conscience collective. Pour faire face à la quatrième vague de la pandémie, le président de la CAPC a souligné que la vaccination est la première solution et le seconde c’est l’adaptation des entreprises à travailler avec de nouvelles méthodes.

En revanche, Agli a souligné qu’il n’est pas possible  d’appliquer le travail à distance dans tous les secteurs économiques comme certaines industries. L’entreprise algérienne a pu trouver des solutions durant le Covid malgré la bureaucratie et le cadre juridique qui n’est pas clair. « Durant la pandémie, nous avons produit 5 millions de masques distribués gratuitement au profit des citoyens. Nous avons également distribué 25% du besoin national de l’oxygène gratuitement », a indiqué le président d la confédération.

Damien Jacquart, manager partener à « Deloitte Algérie » : Le Covid impose le télétravail

Le monde rentre d’une manière plus accélérée dans une forme de digitalisation où le télétravail devient une nouvelle manière de travailler, a indiqué Damien Jacquart, manager partner à  « Deloitte Algérie ». Il a ajouté que le  télétravail permet d’avoir plus temps pour soit et d’optimiser le temps perdu dans le transport.  Damien Jacquart a souligné que les entreprises doivent accompagner leurs salariés qui travaillent à distance en leur fournissant le matériel essentiel. « Les chefs d’entreprises sont en mesure d’accompagner les employés pour qu’ils disposent de moyens matériels adéquats pour travailler chez eux que soit des chaises de qualité, un écran, et une connexion de qualité qui permettent de travailler sereinement », a-t-il précisé.

Dans une étude menée par «  Deloitte » sur la méthode de travail durant la pandémie, les chercheurs ont conclu que les entreprises doivent combiner la technologie et le capital humain pour redéfinir le travail. La majorité des chefs des entreprises interrogés ont déclaré que traverser les perturbations futures dépendra encore plus des compétences individuelles dont la priorité principale est la capacité du personnel à s’adapter, a acquérir de nouvelles compétences et à assumer de nouveau rôles. Dans ce contexte,  l’étude a révélé que le télétravail a un impact positif sur la vie professionnelle des travailleurs.

Les Algériens donnent l’importance à l’environnement de travail plus que le salaire 

Les attentes et les besoins dans le recrutement ont changé, a confirmé Co-fondateur Emploitic, Louai Djaffer. La crise sanitaire a obligé les entreprises à d’évaluer leur travail. Pour que les entreprises puissent s’adapter avec les changements actuels, elles doivent concentrer sur le capital humain qu’il soit des salariés ou des collaborateurs afin de trouver des solutions aux problèmes déjà existants ou dans l’avenir, a souligné le responsable à Emploitic. Les entreprises cherchent, actuellement, des travailleurs qui ont de l’expérience et des compétences relationnelles et capables à se former.

Selon une enquête d’Emploitic, les critères de la recherche d’un emploi ont changé. Les Algériens donnent importance à l’environnement de travail plus que le salaire. « Parmi les cinq premières de la recherche de l’emploi par les algériens le salaire n’est pas inclus », a-t-il affirmé.  Le Co-fondateur d’Emploitic, Louai Djaffer a déclaré que de nouveaux métiers sont apparus à dernières années telles que les métiers de digital et le traitement des données. Concernant les perspectives de recrutement en Algérie durant le deuxième semestre de l’année en cours, 80% des entreprises interrogés dans l’enquête d’Emploitic, dont le nombre et 700 entreprises, décident de dynamiser leur travail.

En termes de pourcentage, 50% des entreprises visent à sauvegarder leurs employés, 30% de ces entreprises veulent recruter de nouveaux travailleurs, et le reste qui représente 20% des entreprises rencontrent des problèmes financiers et ne peuvent pas recruter. A propos des difficultés rencontrées durant la pandémie, Abdelhakim Hadjou, DG de Trust Assurances a déclaré que le secteur d’assurance est fortement impacté par la Covid en 2020 et 202, en soulignant l’importance des  ressources humaines sont dans l’accompagnement des entreprises.  Il a indiqué que Trust Assurances à pu malgré la pandémie de réaliser un développement à travers sa maîtrise de risques, s’organiser et l’utilisation de la technologie. Dans le secteur de la pharmacie, Noureddine Loutichene, directeur général de GSK a affirmé qu’il y a des difficultés pour intégrer les médicaments nouveaux et qu’il existe un retards depuis trois ans dans le secteur. Le responsable a proposé d’améliorer et de changer l’environnement du travail ainsi que faire des prévisions business pour se projeter sur un plan intégré.

 

Lire l'article depuis sa source: Maghreb Info, par Amel Zayoun

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