Dimanche, 23 Décembre 2012

faux CV, s'abstenir

Ce travers n'échappe pas aux employeurs. Selon une étude du cabinet de recrutement Florian Mantione, 72% d'entre eux considèrent que les candidats exagèrent souvent leurs responsabilités réelles. Même les cadres dirigeants sont parfois pris la main dans le sac.«Dans le contexte d'une concurrence exacerbée, il faut bien se vendre…», justifient certains candidats fautifs.

 

«Le mensonge est toujours inacceptable»

Pourtant, si répandue soit-elle, cette pratique n'est pas sans risque. Car les réactions des recruteurs sont difficilement prévisibles. Pour certains, l'existence d'un doute sur la véracité des informations transmises est pardonnable, si le candidat joue la carte de la transparence en entretien. «Manquer de précisions sur les dates pour masquer une période de chômage est très fréquent. Ce n'est pas rédhibitoire. Nous comprenons que le candidat souhaite rendre son CV plus attractif», explique Mathieu Beaurain, consultant chez Lincoln associates.

 

S'attribuer individuellement des résultats qui ont été obtenus en équipe ou encore gonfler les objectifs atteints font partie des petits mensonges pardonnables pour Lincoln associates. En revanche, la mention d'un faux diplôme, ou d'un titre de poste loin de la réalité sont éliminatoires. Mais attention : d'autres recruteurs réagissent avec intransigeance. «Le mensonge est toujours inacceptable, tranche ainsi Eric Bohn, PDG d'Euro Consulting Partners. Même une simple exagération, à propos d'un hobby ou d'une compétence linguistique l'un des mensonges les plus fréquents -, créé un doute de mauvais augure».

 

Au plus haut niveau, les falsifications sont rares

Et plus on monte dans la hiérarchie, plus la tricherie est de toute façon difficile à dissimuler. «Les CV «améliorés» se constatent principalement pour des postes de middle-management, chez des candidats qui ont quinze ou vingt ans d'expérience, précise Eric Bohn. Au plus haut niveau, les falsifications sont rares car elles se voient tout de suite. Les parcours sont plus connus».

 

Si les mensonges les plus fréquents sont les plus anodins - approximations dans les dates, compétences linguistiques exagérées, niveau de salaire gonflé… -, et ont pour seule conséquence de casser la confiance de l'interlocuteur, fournir un faux diplôme peut en revanche justifier le licenciement du salarié embauché par erreur. «Mais dans toute ma carrière, je n'y ai été confronté que deux ou trois fois», conclut Eric Bohn.

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